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LeBelgeFou
Débarque
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MessagePosté le: Mar 2 Sep - 04:44 (2008) Répondre en citant




Free party : Le 2 ème âge

Depuis mai 2002, date du décret d’application de la loi Mariani-Vaillant, bien des choses se sont passées.
La plupart pas très rigolote pour la free party et les Sound Systems. Les temps ont changé, en plus laids. Nous avons dû nous adapter, comme d’habitude. Dans la douleur, comme d’habitude. Quelques-uns ont abandonné la techno, en bloc. Certains sont retournés aux clubs et aux technoparades. Pourquoi pas …
D’autres prônent la rébellion de derrière leur ordinateur, écrivent quelques pamphlets insultants.
Ils ne prennent pas de risque, n’agissent pas, critiquent.
Ils ne font que parler haut. Ce sont des hauts-parleurs.
Enfin quelques-uns cherchent, tâtonnent, doutent et font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont, c’est à dire pas grand chose. Existe-t-il une troisième voie ? Entre jouer dans les clubs et ne rien faire ?
La free party d’antan est terminée.
C’était le 1er âge. Il n’est plus. L’Histoire ne repasse jamais les plats. On a eu les 1er teknivals légaux.
Ce sont des créatures hybrides, bâtardes. Ils sont insatisfaisants, comme l’est toujours le réel.
Le teknival légal est une mauvaise solution, mais peut-être juste la moins mauvaise solution.
Le tout ou rien, c’est bien souvent le rien. Et le rien, c’est toujours la facilité.
Les teknivals, moments sympas de retrouvaille et d’agglomération, n’ont jamais été le cœur de la tekno libre.
Ce sont les free parties, rassemblements à taille humaine où la responsabilisation, l’échange et l’autogestion sont encore majoritairement possibles. Tout le monde peut faire une free party, 5-10 kilos, un Sound System de 10 personnes, 500 danseurs et basta. La magie a lieu. Depuis 2002, nombreux sont ceux qui ont tenté à faire des free parties légales.
La plupart ont échoué. Et pourtant, certains ont réussi. Des Dkalés (Paris) aux Meteks (Marseille) ,
des Dfazés (Lille) aux FoxTanz (Toulouse), quelques free parties eurent lieu et furent des réussites.
Elles furent différentes, autres. C’est une autre époque, ce sont d’autres free parties.
Et pourtant elles continuent à être différente du des Magic Gardens et de la Techno Parade.
Ceux qui ont essayé cette troisième voie ont rencontré de nombreuses difficultés, des humiliations, des échecs mais ont réussi. Certes, il n’est pas très difficile d’imaginer que pour les 5 free parties qui ont eu lieu, 50 ont avorté, victimes de la bêtise d’administrations obtues, d’élus locaux intolérants ou tout simplement de l’épuisement des Sons qui les ont tentées. Mais la plupart de ceux qui s’y sont essayés, victorieux ou pas, ont remarqué que si les maires sont toujours aussi bloqués, les préfectures elles, les reçoivent parfois de façon différente. Nous ne sommes plus le mal à empêcher mais un évènement à essayer de gérer. Certes, ce n’est pas le cas le plus fréquent et leur bonne volonté est limitée. Mais parfois, on la rencontre. Ainsi si le verre est à 90% vide, il est à 10 % plein. A chacun de choisir sur quelle partie il veut s’appuyer pour agir ou pas. On peut penser que plus les préfectures recevront de demandes pour des free parties, plus elles seront poussées à en laisser passer une. C’est une opinion et un espoir, pas plus.
Pour cela, il y a peut-être un début de méthode pour mettre les chances de son côté :


1/ Le terrain :
Meilleure solution : avoir l’autorisation du propriétaire.
Solution médiane : connaître un terrain public adapté.
Pire solution : connaître un terrain privé dont on sait que le propriétaire ne voudra pas.


2/ Contacter d’abord son médiateur rave préfecture
Leur nom, leur fonction et parfois leur téléphone sont sur le site du Collectif des Sound Systems. Mieux vaut commencer par eux que par la mairie. En effet, il est préférable que ce soit la préfecture qui appelle le maire pour lui parler du projet. C’est plus difficile de dire « Non » à une demande de la préfecture dont dépend 70% des revenus de la commune qu’à un groupe de jeunes, plus ou moins inconnus. Les préfectures ont des consignes pour « essayer » (pas plus) de faire que des free parties aient lieu de temps en temps. Donc elles vont, un peu, essayer.


3/ Commencer par présenter des projets de taille modeste
Nous devons rassurer. Il est plus facile d’accepter une free party à 1000 personnes prévues (même si a posteriori il y en a un peu plus) qui est sensé durer de minuit à midi qu’une 48 heures à 15000 personnes. Petit à petit, doucement.


4/ Bien se différencier d’un événement marchand
Plus cela ressemblera à une fête entre amis (même à 500, la taille d’un gros mariage), sans service de sécu professionnel, avec une donation et pas un droit d’entrée brutalement obligatoire, avec un bar qui ressemble plus à une mise à disposition de boissons qu’à un commerce prévu pour être bénéficiaire, etc, plus cela passera facilement.


5/ Etre ouvert et persévérant
Une préfecture, même lorsqu’elle a un peu de bonne volonté, est face à une free party comme une poule face à un tableau de Munch, peut-être fasciné mais ne comprenant pas tout et pouvant avoir peur de ce qu’elle ne comprend pas. La date ne leur convient pas ? pourquoi pas la repousser d’une ou deux semaines ?
Le terrain ne leur convient pas ? en aurait-il un autre ?
Etc. L’expérience montre que plus les gens se connaissent, mieux les choses se passent.
Mais cela demande du courage, de la bonne volonté et du temps.


Oui c’est difficile ; oui c’est ingrat ; oui, c’est frustrant.
Mais ce n’est pas le chemin qui est difficile, c’est le difficile qui est le chemin.
Nous avons tous passé des moments extraordinaires en free party, découvert des choses, sur nous ou sur les autres.
A nous de décider si nous voulons que d’autres fassent les mêmes découvertes, les mêmes rencontres que nous. Refaire ce qui existe déjà, ce que reconnaît et accepte l’Institution, est facile.
Créer un nouvel objet festif, un nouveau rapport aux autres, non-marchand,
est difficile, douloureux, risqué et peut-être vain.
Mais nous sommes quelques-uns à penser profondément que tous ceux qui essaieront,
réussissant ou pas, en sortiront plus grand et pourront en être fier. Et la free party connaîtra alors son deuxième âge.
Différente de ce qui a existé hier mais, et c’est le plus important, différente de ce qui existe aujourd’hui.


L. (vodooz sound system)








Rapport parlementaire sur les rassemblements techno 
Prenez connaissance des 9 propositions 
Fin novembre dernier, le 1er ministre nommait un député PS , M. Jean-Louis Dumont afin qu'il réalise un rapport visant à faire des recommandations sur l'organisation des grands rassemblements techno qu'on préfère appeler teknivals. En effet nos tekos embêtent l'Etat pour tout un tas de raisons et surtout depuis leur encadrement en amont pour certains d'entre eux que l'on nomme Sarkoval leur coût était devenu exorbitant. Rien d'étonnant à cela de notre point de vue, il suffit de regarder le sur-encadrement militaire, policier, médical et administratif mis en place par l'état à chaque occasion et les indemnités pour réquisition de terrain. 
Pour commencer son rapport M. Dumont a réunit tous les acteurs concernés le 19 décembre au Ministère de l'Intérieur. Tous les collectifs régionaux des Sons étaient présents (dont Dfazé) ainsi que Médecin du Monde, Technopol, l'ANPREF et Techno+. Chacun s'est exprimé sur ses attentes d'une telle enquête et comment l'Etat pouvait créer un environnement favorable à l'existence et l'expression de notre mouvement en tant qu'espace festif non marchand (terrain, statut des sons, application de la loi de 2002, non-stigmatisation...). 
Voici les 9 propositions faites par ceux qui ont été consultés lors de cette enquête (sound system, ministères, association de santé, préfecture) et la conclusion du rapport.

Les 9 propositions du rapport :

1/ Sélectionner et viabiliser une quinzaine de terrains permettant les grands rassemblements de personnes 
Toute notre enquête nous pousse à mettre la question des terrains au coeur de la problématique. En même temps, cette question des terrains est une ligne qui dépasse notre question pour rejoindre celles de tous les grands rassemblements populaires. Il semble que les pratiques festives en grande foule soit une tendance lourde des sociabilités contemporaines. Au-delà du fond, les formes se ressemblent : Teknival, rassemblements de gens du voyage, rassemblement de motards, de caravaning, jamborees scouts, JMJ, tuning festivals, autant de festivités où des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes communient, au sens étymologique le plus large, ensemble autour de la musique, de la foi, du sport. 
Dans tous les cas, les grands terrains nécessaires à ces rassemblements manquent. Ils manquent aussi pour une toute autre famille de raisons. A l’aube d’un XXIème siècle inquiétant, nous nous devons de prévoir des espaces de regroupement stratégique pour de larges populations en cas de catastrophes naturelles, d’accidents industriels (type AZF), ou de terrorisme de masse. 
Pour des raisons de sécurité, il est indispensable d’avoir des terrains de plusieurs dizaines d’hectares, stabilisés, viabilisés pour recevoir facilement et pour quelques jours des véhicules, de l’eau et des villages de tentes. Les accès doivent aussi être sécurisés Il faut profiter de la vaste opération de réorganisation foncière de l’Etat pour en sélectionner parmi ceux que le ministère de la Défense va céder. Mais selon les cas et les circonstances, on pourrait aussi s’appuyer sur les établissements publics fonciers ou la SAFER. 
Deux terrains pour trois régions administratives, cela nous semble être la bonne proportion, soit une quinzaine pour le territoire national. Ces terrains deviendraient la propriété des conseils régionaux mais l’Etat, en les cédant les frapperait d’une servitude, l’obligation de les mettre à disposition gratuitement tous les trois ans pour un grand rassemblement. 
Le nombre de terrains permettra une rotation triennale afin d’alléger les nuisances, sonores ou autres, qui peuvent y être liées. La constitution d’un cahier des charges précis couvrant les conséquences et les engagements de l’Etat par rapport aux communes dont ils font partie et aux riverains permettrait de rassurer chacun des acteurs. 
L’étude des coûts des teknivals montre que l’essentiel provient de la viabilisation des terrains. Si ceux-ci étaient choisis et viabilisés une fois pour toutes et pour tous les usages cités ci-dessus, le coût de ces rassemblements serait significativement réduit pour l’Etat.

2/ Monter le plancher de déclenchement de l’article 53 de la LSQ à 900 personnes 
Le décret d’application du 2 mai 2002 prévoyait pour qu’il y ait une déclaration, un seuil minimum de 250 personnes. Ce seuil a été remonté à 500 en 2006 par le décret 2006- 334. Aucun problème au maintien de l’ordre spécifique à ce nouveau seuil n’a été rapporté. Pourtant en 2007, seuls cinq free parties ont été autorisées. Cela montre à quel point la stigmatisation rend difficile ce qui ne devait être dans la lettre qu’un régime déclaratif. Nous proposons de monter ce seuil à 900 pour une durée probatoire de 5 ans. 
Ces cinq années permettraient de vérifier si des rassemblements de 900 personnes ou moins pendant une dizaine d’heures nécessitent forcément d’enclencher des procédures administratives qui semblent avoir jusqu’ici du mal à fonctionner correctement, c’est à dire en n’étant un simple outil d’interdiction, ce qui n’était officiellement pas la volonté du législateur. 
De plus ces cinq années permettraient de réviser les applications de la loi pour les rassemblements de taille moyenne (plus de 900 personnes) afin que le taux d’acception soit accru, et ce sans que la culture technoïde ne soit étouffée. 
Rappelons que, même sans déclaration, les free parties restent soumises à toutes les autres législations régulant les droits du travail, de la musique, de la propriété ou de la santé publique. Toutes les infractions à la loi pourront donc être poursuivies et condamnées avec la même facilité.

3/ Créer un calendrier annuel des teknivals 
Si les teknivals sont des festivals qui ne fonctionnent pas selon les critères classiques des entreprises de spectacle et des festivals à vocation commerciale, ils ne doivent cependant pas faire ombrage à ces derniers. Si les Sound Systems font le choix de proposer des spectacles et des concerts sans souhaiter en vivre financièrement, ce choix ne doit pas handicaper ceux qui ont fait celui de la professionnalisation. Les deux événements n’ont pas la même temporalité en termes de préparation. Les festivals marchands nécessitent des investissements qui prennent racine des mois voire une année avant le spectacle. Si quelques jours auparavant, un teknival gratuit s’installe pour la même date à quelques kilomètres de là, cela peut leur causer un tort financier. 
En fixant à l’avance les dates, les régions ou les zones de défense des quatre teknivals annuels (différents des free parties multisons), les festivals commerciaux pourront éviter que leurs événements soient proches, dans le temps ou l’espace des teknivals. 
Traditionnellement, le premier teknival de l’année à lieu lors du Week-end du 1er mai. Le deuxième a lieu au début de l’été, le troisième à la fin de l’été, le quatrième au début du mois de décembre. On essaiera d’éviter la période 14 juillet/15 août qui sollicite beaucoup les forces de maintien de l’ordre. 
La région ou, à défaut, la zone de défense sera connue un an à l’avance. On évitera d’installer un teknival dans le même mois et dans le même département qu’un festival commercial techno qui a aussi une date et un département fixe
(exemple : Nordik Impact à Caen chaque année en novembre).

4/ Créer un cadre souple du musicien amateur 
Si notre pays a depuis longtemps organisé et pensé le sport amateur, rien de tel n’existe pour la pratique de la musique en amateur. Des clubs, des stades, des fédérations permettent à tous ceux qui veulent faire du sport sans devenir professionnels, sans vouloir en retirer des subsides, de s’adonner à leurs pratiques. 
Or dans le cas de la musique, le prisme premier est celui d’une pratique rémunérée. 
D’où la présomption de salariat. Derrière ce positionnement se cache la peur des musiciens professionnels d’être mis en concurrence avec des musiciens amateurs prêts à jouer gratuitement. Cette perception de la part des professionnels est selon nous une erreur d’appréciation. Plus la pratique amateur de la musique sera dense, plus elle indiquera une population impliquée dans la musique et plus le nombre de ceux qui feront le choix de la professionnalisation sera grand. Et plus ils auront face à eux un public formé, prêt à aller dans leur concert, à acheter leur disques. 
On peut être un musicien, composer et jouer en public sans vouloir devenir un professionnel, sans vouloir en vivre financièrement. La création d’un statut de musicien amateur permettrait de ne pas être soumis aux réglementations qui ont pour objectif de taxer l'activité économique. 
Dans le cas des free parties et des teknivals, on posera a priori le fait que les musiciens répondent à ce cadre. Il y aura donc présomption de pratique amateur. 
Le critère de non-lucrativité tel qu’il est proposé par la DMDTS dans l’avant-projet de loi sur le cadre de musicien amateur de février 2007 nous semble un socle solide de travail. Il a l’avantage de s’appuyer sur le droit du travail et non sur le droit fiscal. Ceci dit, la non lucrativité est décidée par recoupement d’un faisceau d’éléments. Or étant donné la stigmatisation de la pratique des free parties, il est à craindre que le faisceau d’éléments soit instrumentalisé à charge. Il faudra donc que les décisions de lucrativité ou de non-lucrativité soient répertoriées au niveau national afin que la ventilation des décisions nous permette à moyen terme d’évaluer les applications de la loi.

5/ Favoriser la circulation et la rencontre entre musiciens amateurs et professionnels 
La création d’un cadre de musicien amateur ne doit pas entraîner la création d’un ghetto. 
* Le cadre de musicien amateur peut, sans que ce soit un objectif en soi, être une passerelle vers le statut professionnel.
* Des musiciens amateurs et professionnels doivent pouvoir coexister sur une même scène, dans un même événement. 
Le projet de loi sur le musicien amateur doit prévoir en effet qu'un spectacle puisse être présenté au public dans un cadre lucratif avec la participation d'amateurs sans que leur prestation fasse l'objet de contrats de travail, à condition que le spectacle considéré donne lieu à un nombre limité de représentations, dans des conditions qui seront précisées par décret. Cette disposition, en fixant clairement à la fois les objectifs visés et le principe d'une limitation des possibilités de diffusion de ces spectacles, impose un choix clair aux entrepreneurs de spectacles, assure une information sincère au public, tout en offrant aux amateurs la possibilité de valoriser pleinement leur activité artistique et de l'enrichir par la collaboration avec les artistes professionnels. 
De plus, il faudrait que les compositeurs aient le choix, pour chacune de leurs oeuvres de les déposer ou pas à la SACEM, pour chacun de leur concert d'utiliser ou pas des morceaux déposés à la SACEM. A partir de là, on ne peut pas imposer des dispositifs de présomption d'interprétation de musique déposée à la SACEM.


6/ Renforcer les structures de dialogue entre les organisateurs et les institutions 
Les free parties et les teknivals, avant de développer leurs valeurs propres, sont nés des difficultés de la musique électronique à exister dans les lieux classiques d’audition et de représentation des musiques populaires. 
Nos multiples rencontres avec les acteurs institutionnels montrent la volonté de ceux-ci d’avoir des interlocuteurs du côté des Sound Systems, que ce soit pour les free parties ou pour les teknivals. Il s’agit donc de trouver un dispositif « gagnant/gagnant » permettant de rencontrer puis de responsabiliser les organisateurs de free parties. 
Nous proposons de confier au niveau départemental ce dialogue côté Etat à la direction de la jeunesse et des sports. Elle possède plusieurs qualités : 
* Les Sound Systems sont pour la majorité dans la tranche d’âge avec laquelle elle est habituée à traiter.
* Le ministère de la jeunesse et des sports est aussi celui de la vie associative, vie associative dans laquelle rentrent les Sound Systems comme les free parties, ne fût-ce que de façon informelle.
* Son rôle dans le sport amateur lui permet de saisir au mieux les thématiques de la musique amateur, peut-être mieux que le ministère de la Culture. En effet, comme le reconnaissait avec justesse, et en le regrettant, un ancien ministre de la Culture, Jean-Jacques Aillagon, le ministère de la Culture est hélas trop souvent le ministère des professionnels de la Culture. 
L’exercice pratique permettant cette connexion et cette rencontre pourrait être le suivant : On a vu que la loi fonctionne à peu près correctement pour les rassemblements de moins de 500 personnes et pour les teknivals mais qu’il y a un manque de faisabilité pour les événements intermédiaires, d’une durée d’une nuit pour quelques milliers de personnes. La direction départementale de la jeunesse et des sports pourrait s’engager, avec l’appui de la préfecture et des DRAC, à faciliter au moins un événement de ce format dans son département par an. A cette fin, elle organiserait des rencontres voire des formations avec les Sound Systems de son département. 
On peut même imaginer qu’en échange, ceux-ci s’engageraient à participer à la médiation lors d’un teknival auquel ils participeraient. 
Cet organisme pourrait aussi recenser les autorisations et les refus de rassemblements soumis à l’article 53 de la LSQ et vérifier qu’il y a une ventilation correcte entre autorisations et refus. 
 
[NdT+ : Lors de son enquête parlementaire, Jean-Louis Dumont a consulté les associations de santé qui interviennent habituellement en teufs. Techno+ y représentait l'Association National de Prévention et de Réduction des risques en Espaces Festifs. Avec les missions rave de Médecins du Monde nous nous sommes mis d'accord sur les 2 propositions suivantes inclues dans le rapport parlementaire.]


7/ Renforcer les capacités d’intervention des acteurs sanitaires et sociaux non gouvernementaux 
Un monde sans drogue n’existe pas. Le milieu festif techno free ne fait pas exception à cette constatation et l’on y observe des consommations de produits psychoactifs licites et illicites, problématiques ou non. Ce milieu a très tôt pris conscience des risques associés à ces pratiques et est un des rares, si ce n’est le seul, à avoir soutenu la création d’associations de santé communautaire comme Techno+ et toutes celles réunies dans l'Association Nationale de Prévention et de Réduction des risques en Espaces Festifs (ANPREF) et la venue d’association humanitaire comme Médecins du Monde. Celles-ci font un travail indispensable que les dispositifs de droit commun (Croix-rouge, SDIS) ne peuvent accomplir avec la même facilité car celles-là sont culturellement intégrés dans le milieu techno. 
Au-delà de cette fonction sanitaire, les associations de santé communautaire sont aussi un intermédiaire formel utile avec un milieu culturel essentiellement informel. 
Pour toutes ces raisons, les acteurs sanitaires et sociaux non gouvernementaux doivent être soutenus, leurs capacités d’intervention renforcées. 
Le soutien financier de l’Etat favorise la reconnaissance sociale de l’acteur. La plupart de ces associations possèdent des subventions publiques via des conventions annuelles. Leur situation est donc très précaire. 
Or la loi de santé sur la RdR institue seulement des CAARUD qui sont des établissements médico-sociaux de proximité portés sur le suivi, voire le soin des usagers alors que les dispositifs festifs effectuent des actions ponctuelles localisées dans un but d'éducation à la santé et de réduction des risques immédiats (gestion de crise). De plus pour devenir un CAARUD, il faut avoir un accueil fixe ce qui n'est pas pertinent pour les dispositifs spécialisés uniquement sur l'intervention festive qui sont de fait mobiles 
L’association Techno+ par exemple, qui est l'une des plus importantes association de santé communautaire du milieu techno, parce que ces interventions sont strictement mobiles, sans centre de soins fixe, ne peut bénéficier des financements et de la reconnaissance dont jouit un CAARUD. 
Nous proposons que les dispositifs de réductions des risques liés aux pratiques festives et notamment ceux agissant dans le cadre de la santé communautaire puissent bénéficier d'un statut simple, pérenne, reconnu et adapté aux spécificités de ce genre d'intervention. Ce statut pourrait s'inspirer de ceux déjà existants des Comité d'Education à la Santé du ministère de la santé ou bien des Centre d'information Jeunesse du ministère de la jeunesse et des Sports.. 
Les associations sans moyens financiers stables ne durent pas. Certes, celles qui disparaissent sont le plus souvent remplacées. Mais à chaque fois, on constate une perte des réseaux, des compétences et des expériences individuelles et collectives. Cela passe par la structuration et la pérennisation des acteurs sanitaires et sociaux non gouvernementaux.

8/ Développer les outils des associations de réduction des risques

Inclusion fonctionnelle des dispositifs de santé communautaire dans l’organisation des dispositifs de soin lors des teknivals.
Au plan national, les associations de santé communautaire seront inclues dans les réunions d’organisation des teknivals.
Au plan local, elles seront inclues dans toutes les réunions visant à préparer les dispositifs sanitaires du teknival : avant, lors du montage des dispositifs ; pendant, lors des points quotidiens ; et après, lors des réunions de débriefing. 
Si l’objectif numéro 1 est évidemment la protection des personnes, notons que la connaissance des situations sanitaires propres au milieu techno permet de limiter le recours aux évacuations sanitaires dont l’utilité n’est pas toujours prouvé et dont le coût est élevé. 
Reprise de la reconnaissance présomptive de produits (RPP) associé à un dispositif global d’analyse de drogues dans le cadre d’une démarche évaluative (RPP appelé aussi test du marquis ou testing). 
Cet outil a été toléré sans cadre législatif particulier jusqu’au printemps 2005 (14 avril 2005) puis interdit par décret sous prétexte d’une faiblesse analytique. On peut s’étonner que cette interdiction ne soit le résultat d’aucune étude, ni d’aucune évaluation. Ce test est pratiqué et parfois légalisé dans la plupart des pays européens, seuls le Royaume-Uni et l’Italie l’ont interdit [pas dans toute les régions à ma connaissance]. 
Or la RPP est toujours revendiquée et demandée par les usagers. Par ailleurs, les acteurs sanitaires et de la réduction des risques considèrent que c’est un indispensable outil de dialogue avec les usagers et reste le seul outil susceptible d’intervenir avant la consommation. Ils n’ont jamais réussi à faire reconnaître cette pratique dans son modèle de "counselling", c’est-à-dire comme une entrée en matière ou un déclencheur d'un dialogue, libre et sans jugement, pendant lequel l'usager peut exprimer sa situation et ses questions en matière de drogues et où, en retour, l'intervenant peut délivrer des messages de réduction des risques adaptés (au degré de connaissance des produits, aux capacités d'écoute et de responsabilisation de l'usager). 
Nous proposons donc de reprendre la pratique de la RPP associé à un dispositif global d’analyse de drogues dans le cadre d’une démarche évaluative, dans différentes régions et dans différents contextes (festif / non festif) et ce sur une période de 3 ans. 
Une évaluation sera donc engagée et devra porter sur l’ensemble du dispositif et de ses composantes Nous proposons que cette évaluation soit pilotée par l’Association Française de Réduction des risques (AFR) et l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT) et réalisé par des chercheurs indépendants. Le résultat de l’évaluation indiquera si la législation actuelle devra être modifiée ou maintenue. 
Accès aux outils de prévention routière dans un but préventif 
Alors que l'accès aux éthylotests à visée d'auto-évaluation des conducteurs se généralise, il faut encore renforcer leur diffusion dans les manifestation techno par le biais des acteurs sanitaires sur place.
De même, les outils en devenir comme les tests de stupéfiant (salivaires ou autre) ne doivent pas être cantonné à une utilisation répressive par les forces de l'ordre mais également en amont des prises de risques de façon préventive. En effet de tels outils, comme l'éthylotest, ont un fort potentiel pédagogique auprès des (jeunes) conducteurs sur les effets et la durée d'action des produits consommés et leur dangerosité en cas de conduite d'un véhicule.
Pour cela les dispositifs de réductions des risques liés aux pratiques festives doivent être associés pour ce volet préventif aux expérimentations en cours et pouvoir s'en procurer aisément pour leur action de prévention en cas de généralisation. 
9/ Former les personnels de l’Etat aux stratégies d’accompagnement des fêtes techno
et de la réduction des risques 
Le choix fait par l’Etat d‘autoriser et d’encadrer les teknivals est le bon. Ceci posé, après des années de stigmatisation, il ne rencontre pas l’adhésion profonde de tous les acteurs ayant à leur charge la réussite. 
On observe une hausse des coûts des teknivals alors que la population ne cesse de baisser. Nous avons plus haut expliqué que la première cause de cette hausse est la viabilisation du terrain. Nous avions une autre hypothèse pour la hausse des coûts. Celle d’y voir une forme sourde de contestation de la stratégie de l’Etat sur ce dossier par les fonctionnaires territoriaux ou préfectoraux eux-mêmes. 
Cette hypothèse ne nous a été démentie qu’à demi-mots par certains hauts fonctionnaires, tant du corps préfectoral que de la gendarmerie. Pour citer un préfet : « Les agents de la politique de l’Etat « ne sont pas des soldats de plombs que l’on sort puis que l’on remet dans une boîte ». 
Autre exemple de difficultés, les politiques de réduction des risques et certains de ses outils comme le test de reconnaissance présomptive de produits. L’hostilité des gendarmes à son égard a joué dans son interdiction en 2006. Puisque ces stratégies de réduction des risques sont entrées dans la loi depuis 2004, nous devons sensibiliser les acteurs administratifs aux politiques de réduction des risques et expliquer ses outils. 
Très en amont, les séminaires du réseau des Ecoles de Service Public (dontfont partie: Centre d'enseignement supérieur de la gendarmerie, Ecole des hautes études en santé publique, Ecole des officiers de la gendarmerie nationale, Ecoles nationales d'application des cadres territoriaux, Ecole nationale de la magistrature, Ecole nationale supérieure de la police) pourraient être un socle à cette formation, sur un plan général, historique et sociologique. Mais puisqu’on sait que tous les départements ont vocation à recevoir des fêtes techno, free parties ou teknivals, pourquoi ne pas imaginer une demi-journée ou une journée sur ces stratégies innovantes et donc assez déstabilisatrices par rapport aux mentalités et aux habitudes, pour les présenter, pour les expliquer, cette fois de façon beaucoup plus pratique et concrète. Pourraient y participer les associations de RDR et de santé communautaire. On pourrait ainsi créer un temps/lieu d’échanges d’expériences. 

 

 

 

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MessagePosté le: Mar 2 Sep - 04:44 (2008)

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MessagePosté le: Lun 19 Jan - 19:46 (2009) Répondre en citant

chef! oui chef ^^! fais le tourner tes 9commandemants d'une free du 2eme age^^
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MessagePosté le: Sam 14 Fév - 13:51 (2009) Répondre en citant

Supposition: si je fais une petite teuf clandestine, totalment gratuite avec maxi une centaine de personne et que je me fais griller, est ce les flics ont le droit de saisir le matos si c de la location.

Comment ça se passe??

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MessagePosté le: Mer 4 Mar - 10:50 (2009) Répondre en citant

tout depant de se que les gendarme vienn dire mais une chose tres importante il peuvent venir juste pour discuter et dire bon les gras demain 12h le son couper on reviendra 
sa sert a rien de se prendre la teê avc euh sinon tu peur ton matos mais normalement si je dit pas de connerie le matos de loc il ne peuvent pas le saisir sauf si il y a un réel probleme mais toujour parlemente avec euh ses comme sa que tu peut arranger les chose 

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MessagePosté le: Lun 16 Mar - 07:18 (2009) Répondre en citant

Stephen William Hawking was born on 8 January 1942 (300 years after the death of Galileo) in Oxford, England. His parents' house was in north London, but during the second world war wow power leveling, Oxford was considered a safer place to have babies. When he was eight, his family moved to St Albans, a town about 20 miles north of London. At eleven Stephen went to St Albans School, and then on to University College, Oxford, his father's old college. Stephen wanted to do Mathematics, although his father would have preferred medicine. Mathematics was not available at University College, so he did Physics instead. After three years and not very much wow power leveling, work he was awarded a first class honours degree in Natural Science.
Stephen then went on to Cambridge to do research in Cosmology, there being no-one working in that area in Oxford at the time. His supervisor was Denis Sciama, although he had hoped to get Fred Hoyle who was working in Cambridge. After gaining his Ph.D. he became first a Research Fellow, and later on a Professorial Fellow at Gonville and Caius College. After
Stephen wow gold, Hawking has worked on the basic laws which govern the universe. With Roger Penrose he showed that Einstein's General Theory of Relativity implied space and time would have a beginning in the Big Bang and an end in black holes. These results indicated it was necessary to unify General Relativity with Quantum Theory, the other great Scientific development of the first half of the 20th Century. One consequence of such a unification that he discovered
In flyff penya, my third year at Oxford, however, I noticed that I seemed to be getting more clumsy, and I fell over once or twice for no apparent reason. But it was not until I was at Cambridge, in the following year, that my father noticed, and took me to the family doctor. He referred me to a specialist, and shortly after my 21st birthday, I went into hospital for tests. I was in for two weeks, during which I had a wide variety of tests. They took a muscle sample from my arm, stuck electrodes into me, and injected some radio opaque fluid into my spine, and watched it going up and down with x-rays, as they tilted the bed. After all that, they didn't tell me wow gold, what I had, except that it was not multiple sclerosis, and that I was an a-typical case. I gathered, however, that they expected it to continue to get worse, and that there was nothing they could do, except give me vitamins. I could see that they didn't expect them to have much effect. I didn't feel like asking for more details, because they were obviously bad.
Not knowing what was going to happen to me, or how rapidly the disease would progress, I was
at a loose end. The doctors told me to go back to Cambridge and carry on with the research I had just started in general relativity and cosmology. But I was not making much wow gold, progress, because I didn't have much mathematical background. And, anyway, I might not live long enough to finish my PhD. I felt somewhat of a tragic character. I took to listening to Wagner, but reports in magazine articles that I drank heavily are an exaggeration. The trouble is once one article said it, other articles copied it, because it made a good story. People believe that anything that has appeared in print so many times must be true
Up to 1974, I was able to feed myself, and get in and out of bed. Jane managed to help me, and bring up the children, without outside help. However, things were getting more difficult, wow gold, so we took to having one of my research students living with us. In return for free accommodation, and a lot of my attention, they helped me get up and go to bed. In 1980, we
I archlord money, have had motor neurone disease for practically all my adult life. Yet it has not prevented me from having a very attractive family, and being successful in my work. This is thanks to the help I have received from Jane, my children, and a large number of other people and organisations. I have flyff penya, been lucky, that my condition has progressed more slowly than is often the case. But it shows that one need not lose hope.5

A Brief History of Him


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MessagePosté le: Lun 16 Mar - 10:39 (2009) Répondre en citant

In french, it's possible?? I don't understand english!!!

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MessagePosté le: Jeu 21 Mai - 09:29 (2009) Répondre en citant

héhéhé Google est ton amis fait en bon usage Wink Wink Very Happy Very Happy Very Happy

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